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Bip,bip,bip,bip… Aie, déjà 4h30. Je savais que je n’aurais pas dû regarder un « dernier » épisode de Mr.Robot, disons plutôt trois pour être honnête. Peu, importe, ce matin je m’envole pour New-York. J’ai tellement hâte de prendre l’avion, *danse de la joie intérieure*, (mes jambes sont encore trop engourdies).

Je vérifie rapidement ma liste: ma valise est prête, mes papiers aussi et même ma tenue du jour. Euphomania reine de l’organisation, qui l’eut cru? Sûrement pas moi. 😀

4h50, plus que 40 minutes avant que mon taxi n’arrive. Il est grand temps de passer au ravalement de façade *béni soit l’inventeur de l’anti-cerne*. Je ne lésine pas sur les moyens: fond de teint, poudre de soleil, fard à joue, mascara et une petite touche de rouge à lèvres rouge pour finir. Je suis méconnaissable, éventuellement potable. Côté tenue aussi, j’ai mis le paquet. Le thème c’est bohème chic, Nicole Richie peut aller se cacher. J’ai opté pour une robe longue, des low boots à talons épais, un perfecto vintage en cuir. Pour fignoler le tout, j’ai misé pour une coiffure faussement négligée agrémentée d’un headband doré.

5h30, le taxi est là, comme convenu. J’ai même le droit à un compliment sur ma tenue, la journée commence bien. Je peux partir prendre mon avion sereinement.

Arrivée à l’embarquement, je repère un garçon physiquement intéressant. Grand, brun, mat de peau avec de beaux yeux noirs en amande. Mon coeur s’emballe, j’ai des palpitations. Il me regarde, je le regarde, on se sourit. Dans ma tête se jouent déjà des notes de « Ti amo, ti amo, ti amo, ti amo« . Le contrôleur assez peu commode me ramène cependant à la réalité. Le rustre ose me demander de quitter mes chaussures et mon headband. Si j’obtempère pour le premier, tant pis pour le vernis écaillé. Il est hors de question que je détruise mes efforts capillaires. Il n’a pas l’air de comprendre l’urgence de la situation malgré mes supplications. Je me retrouve alors pieds nus, les cheveux en bataille. Quelle disgrâce. Adieu dignité, amour, « coquillages et crustacées ». Le charmant jeune homme me regarde l’air amusé. Au moins, je le fais rire. Homme qui rit, homme qui rit

Une fois cette douloureuse étape passée, je me dirige mortifiée vers la porte numéro 46. Tiens, le charmant jeune homme aussi s’envole pour New-York, tout comme moi. Peut-être aurais-je l’occasion de lui faire meilleure impression? Dans la salle d’attente, je remarque qu’un vieux pervers libidineux me regarde fixement avec un sourire en coin. J’essaie tant bien que mal d’échapper à son regard mais rien n’y fait. Confuse, je me dirige vers la passerelle mais au moment de monter à bord de l’avion, je m’emmêle les pieds dans ma robe, la tête ailleurs. Je sens qu’une main m’attrape. je prie intérieurement pour qu’il s’agisse de C.J.H (charmant jeune homme pour les non initiés). Mais les poils sur les bras finissent de briser mes dernières illusions. Je lève la tête et voir P.L (pervers libidineux) qui me sourit fièrement. Ni une, ni une, je reprends mes esprits et me relève d’un bond.

Je file m’asseoir à ma place, espérant trouver un peu de quiétude après toutes ces aventures malheureuses. On dirait que le sort s’acharne. Assis à ma droite, P.R et à ma gauche C.J.H. Je décide de me taire et fait mine de me concentrer sur mon livre. Heureusement que j’ai pris L’amitié de Cicéron et non pas le dernier Amélie Nothomb, ça me donne un peu de contenance. Je sens pourtant une jambe qui frôle la mienne et constate avec effroi qu’il s’agit de celle de P.L Fort heureusement, C.J.H, se rend compte de la situation et me propose de changer de place, prétextant ne pas apprécier être côté couloir. S’il m’en fallait encore, je suis cette fois totalement conquise. Nous discutons de choses et d’autres et il me propose de regarder un film en sa compagnie. J’accepte volontiers.

Je me réveille deux heures plus tard. je sens une délicate odeur de musc. Tiens, je suis posée sur une épaule. Je me lève tout doucement quand… Mince, le tee-shirt de C.J.H est recouvert de maquillage. Quant à moi, je ressemble à une mauvaise toile de Picasso. Je savais que j’aurais dû utiliser un fixateur de maquillage ce matin… Je sens que les prochaines heures vont êtres longues…

Vous vous sentez concernés par mes mésaventures? N’en jetez plus, Euphomania viendra bientôt à votre rescousse dans un nouvel article: Prendre l’avion sans faire de « faut pas ».

 Euphomania.