[soundcloud url= »https://api.soundcloud.com/tracks/18562346″ params= »auto_play=false&hide_related=false&show_comments=true&show_user=true&show_reposts=false&visual=true » width= »100% » height= »300″ iframe= »true » /]

Bonjour à tous et bienvenus à bord du train Modilien n°4758 – édition Fashion Week – en provenance de Milan et à destination de New-York. Ce train desservira les gares de Paris, Londres, Berlin, Francfort, Venise, Miami, San-Francisco, Toronto. Des rafraîchissements sont à votre disposition en voiture bar n°17. Euphomania vous souhaite un agréable voyage. 

Bon, trêve de plaisanterie. Je vous le concède, cette entrée en matière est plutôt farfelue, mais là n’est pas le propos. Panorama pour néophytes, cet article est le premier d’une série consacrée à l’univers des Fashion week. 

Vous en avez toutes entendu parler au moins une fois. Pourtant, avec la profusion des manifestations du type, difficile de s’y retrouver. Collection automne/hiver, printemps/été, homme, femme, couture, prêt à porter, vous n’y comprenez plus rien. Ne paniquez pas, inspirez/expirez et lisez ce qui va suivre. La Fashion Week, ou plutôt semaine des défilés/de la mode en français, est comme son nom l’indique, une semaine consacrée à des défilés destinés à présenter les nouvelles collections de créateurs plus ou moins connus. On dit merci Captain Obvious. Bien évidemment, on connaît tous la réputation de Milan, Paris, New-York ou bien encore Londres en la matière. On ne les appelle pas les Big Four pour rien. Pourtant, saviez-vous qu’il y a une semaine des défilés à Francfort ou à Venise? Inutile de mentir jeune fille/jeune homme, ces événements sont bien souvent confidentiels et réservés à un cercle d’initiés. Petit tour d’horizon de la richesse et de la diversité des Fashion Week en Amérique du Nord et en Europe.

 Les Big Four donnent le ton.

Milan, Paris, New-York et Londres considérées comme des capitales mondiales de la Mode accueillent chaque années les plus illustres créateurs. Les grandes maisons y rivalisent de créativité et d’inventivité pour présenter chaque saison de nouvelles collections lors de défilés bien souvent fantasques et magistraux. Ces quatre villes dictent les tendances. Tous les ans, les fashionnistas du monde entier sont en effervescence à l’approche de  la présentation des collections printemps/été et automne/hiver, et ce pour le prêt à porter féminin et masculin. Seule Paris se démarque en organisant une semaine de la mode dédiée à la Haute Couture. Pendant environ un mois, chaque semaine, l’une d’entre elles organise une succession de défilés. Ainsi, New-York ouvre le bal, puis viennent Londres et Milan et enfin Paris. Chacune mise sur un style, une identité propre.

New-York, ville effervescente et jeune n’échappe pas à sa réputation. Les créations y sont déjantées. Ici, hors de question de se fixer des normes et des limites.  On adopte un style tout en décontraction avec cette petite pointe de chic qui fera toute la différence. Alexander Wang, Michael Kors, Rachel Zoe ou encore Tommy Hilfiger, des créateurs tendance qui manient avec brio une mode qui se veut aussi confortable qu’élégante. Le sportswear chic, permet aux new-yorkaises de mener leur vie tambour battant tout en étant toujours apprêtées.

Londres se présente comme un outsider. Exit les lieux luxueux et inaccessibles, elle entend bien choquer, surprendre et marquer les esprits. Cosmopolite et innovante, la fashion week s’y veut décomplexée. L’illustre Burberry côtoie sans honte  des petits créateurs tels que Fyodor Golan ou encore Bora Aksu  qui incarnent le renouveau de la scène londonienne. Forte de ses influences culturelles extrêmement diverses,  la ville a su dépoussiérer brillamment  les codes d’une mode anglaise parfois engoncée dans un classicisme élitiste.

Milan, vitrine  du style italien tout en exubérance et en sensualité, joue sur les codes d’une féminité exacerbée, voluptueuse et glamour. A l’image d’une Sophia Lauren, d’une Monica Belluci ou encore Gina Lollobrigida, la femme italienne incarne dans les esprits une beauté lascive aux courbes ravageuses. Les grands noms comme Gucci, Fendi, Prada, Valentino, subliment savamment ces silhouettes girondes. Faste, matières nobles, fourrures, sont autant de réminiscences d’une mode d’un autre temps.

Paris, c’est le charme suranné de la Haute Couture et de l’élégance à la française. Les grands noms tels que Chanel, Dior, Lanvin, Hermès ou encore Courrège lui ont donné ses lettres de noblesse. Inès de la Fressange, Charlotte Gainsbourg, le style de la parisienne par excellence, du chic mêlé à un soupçon de choc. La femme parisienne est libre, indépendante et pleine d’assurance. Beauté naturelle et sauvage, elle brille lors des soirées mondaines par son style BCBG revisité, faussement négligé.

Ces Fashion Week ont suscité une telle émulation, qu’elles semblent inspirer de plus en plus de villes. Partout, en Europe et en Amérique du Nord, les semaines de défilés se multiplient.

Des Fashion Week bien loin des standards.

Plus confidentiels, ces défilés inaugurent souvent les premiers pas de ces stylistes en herbe. Loin des exigences et de la grandeur des Big Four, ils sont à l’image d’un rapport nouveau à la mode. Les blogs, Youtube, et Internet de manière plus générale ont été un formidable vecteur de démocratisation de la mode. Aujourd’hui, chacun peut se rêver à devenir styliste ou créateur. La mode n’est plus réservée au microcosme parisien ou new-yorkais. On veut rêver, s’émerveiller mais autrement. Hors de question d’imaginer des tenues improbables ou tout simplement importables lorsque l’on ne ressemble pas à un mannequin russe d’1m80 (ce qui avouons le, est assez rare). La rue n’est plus simple reflet de tendances dictées par une élite, elle est source d’inspiration.

Qu’elles aient lieu à Baltimore, Venise, Miami, Lyon ou encore Prague, elles ont toutes un point commun: mettre à l’honneur la différence. Moins exubérantes, elles sont surtout plus accessibles. Inutile d’être Journaliste chez Vogue pour y assister. Que vous soyez férue de mode ou simple amatrice, elles vous accueillent à bras ouverts. L’idée n’est pas tant de susciter le fantasme que de faire découvrir des talents émergeant. Des petites marques locales y trouvent l’occasion de se faire connaître du grand public. Moins soumises aux diktats de rentabilité et de « globalisation » que leurs grandes soeurs, elles peuvent s’inspirer des traditions et des influences régionales. Vous ne connaissez pas encore les French Demoiselles, Bird Song ou Raincolors? Courrez donc vous rendre à la Fashion Week de Marseille. Par chance, ce train y fait escale.

Je vous laisse donc sur ces quelques mots et reviendrai bientôt dans un nouvel article concernant les Fashion Week. En attendant, n’hésitez pas à surveiller les événements modesques (que j’aime ce néologisme assez laid, il faut le reconnaître) qui pourraient se dérouler non loin de chez vous. Vous pourriez être surpris(e)s.

Euphomania

Secrets de Fabrication:

Article Wikipédia sur les Fashion Week
Calendrier des dates majeures
Liste des Fashion Week aux USA
Liste des Faashion Week au Canada
Article du journal Le Monde sur les Fashion Week et leur mode de fonctionnement, 13 février 2015. 
Calendrier des Fashion Week du monde entier
Article présentant les Big Four
Photographie originale Toby Dickens